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Écrit par Sœur Samuel–Danielle Nougué-Debat   

Moines et moniales du DIM chez les Bouddhistes

dimanche 19 octobre 2014

Moines et moniales du DIM ont passé quelques jours au Village des Pruniers, en Dordogne, du 6 au 10 Octobre 2014.

Cette année, moines et moniales du DIM France, nous avions prévu un séjour chez les Bouddhistes zen du Village des Pruniers. Ainsi, quatre moniales bénédictines (Maumont, Urt, Jouarre, Martigné-Briand) et trois moines bénédictins (deux d’En Calcat, Pierre qui Vire), rejoints par un frère de la Communauté Saint Jean et deux dames sympathisantes du DIM, se sont retrouvés dans ce lieu paisible de Dordogne.

Ce Village, scindé en trois « Hameaux » est celui du moine zen Vietnamien Thich Nhat Hanh, initiateur du « Bouddhisme engagé » de « la pleine conscience » et de « la marche méditative ». Son combat pacifique, entamé durant la guerre du Viet Nam avec le moine cistercien, Thomas Merton, l’a conduit à l’exil.

Réfugié politique en France depuis 1972, il a créé en 1982, avec la nonne Chân Không, le « Village des Pruniers ». En 2005, il est retourné au Viet Nam pour la première fois depuis 39 ans. Âgé et fatigué, il vit toujours au Village des Pruniers, en solitude dans son ermitage.

Durant ces quatre jours, les frères étaient au Hameau du Haut, et nous, les sœurs, avons vécu tout simplement au milieu des nonnes bouddhistes du Hameau du Bas ; il est en majorité peuplé de très jeunes nonnes vietnamiennes dont la plus jeune a 16 ans, et de quelques nonnes occidentales, pratiquant trois langues successives : le vietnamien, l’anglais, le français.

Nous avions comme guide notre chère soeur bien connue déjà de longue date, la bhikshuni soeur Diêu Nghiêm (Jina) (néerlandaise) ainsi que la bhikshuni sœur Dao Nghiêm (française). Dès le premier soir de notre arrivée, nous avons eu une rencontre avec la sangha (communauté) et nous avons été invitées à nous présenter : mains jointes devant nous pour prendre la parole et mains jointes à nouveau lorsque nous avons terminé de parler ; une bonne leçon de respect pour ne pas se couper la parole !

Pour conclure cette rencontre elles ont chanté :

« Le bonheur c’est maintenant, j’ai laissé tous mes soucis, Nulle part où aller, rien à faire, Pas besoin de se presser. Le bonheur c’est maintenant, j’ai laissé tous mes soucis, Quelque part où aller, quelque chose à faire, Mais à présent j’ai tout mon temps ».

La cloche sonnait longuement tous les matins à 5 h et nous nous retrouvions au zendo à5h45, pour la première méditation suivie de la récitation des « Cinq Entraînements à la pleine conscience ». Le soir, nous avions aussi une longue méditation au zendo avant de nous coucher. Quel bonheur de retrouver un « zafu » (coussin), assise en silence au milieu des bouddhistes dès le début du jour !

Nous avions une telle joie de nous retrouver là que la nouvelle responsable de la Communauté du Hameau d’en Bas où nous étions, la bhikshuni soeur Hôi Nghiêm, (vietnamienne), impressionnée par notre nombre d’années de vie monastique nous a demandé : « Qu’est-ce qui vous fait durer si longtemps dans la joie ? » Alors nous avons expliqué notre « suite du Christ » à l’école de notre père saint Benoît et la réalité de « l’Unique nécessaire ». Nous avons échangé les jours suivants sur notre pratique de la vie monastique et nous avons ramené avec nous quelques perles !

Nous avons remarqué aussi qu’il n’y a pas beaucoup de statues du Bouddha en ce lieu et l’on nous a expliqué que « dans la pratique de la pleine conscience, dans chaque individu, il y a un bouddha ; et donc il s’agit de prendre refuge dans cette racine, dans le Bouddha. Ici, c’est un endroit où il y a très peu de statues du Bouddha, ainsi les chrétiens peuvent se sentir à l’aise. Et puis il ne faut pas oublier que dans une vie antérieure, nous étions des fleurs, des rochers, des arbres, des insectes … ce sont aussi nos ancêtres. Chacune cherche une autre dimension qui nous dépasse ; conscience juste, vision profonde ».

Nous avons évoqué leurs relations frères/sœurs puisqu’il y a deux hameaux de sœurs (Hameau du Bas et Hameau du Milieu) et un de frères (Hameau du Haut). Ils se rencontrent le Jeudi et le Dimanche pour un enseignement, repas et détente en commun. C’est ce qui nous a été donné de vivre le Jeudi au Hameau du Milieu. ; « on prend refuge dans le frère », « on prend refuge dans la sœur » nous disaient-ils !

Au Hameau du Bas, nous prenions les repas sous une tente (car elles sont en pleins travaux de restauration et de mises aux normes !), dans le "Noble Silence" : nous portions notre attention sur le souffle, mais aussi, nous devions être en pleine conscience en entendant sonner une cloche, pour stopper net notre activité et nous permettre de « revenir au centre de nous-même ».

Nous dormions dans un chalet en bois au milieu des arbres, où les araignées avaient élu domicile ! nous avons eu la grâce en ces lieux, de respecter ces présences insolites …

La veille de notre départ, la Sangha (communauté) a organisé un repas festif très joyeux avec de nombreux chants … en français ! remise de cadeaux et joie simple et fraternelle.

Les sœurs bouddhistes ont promis de nous rendre cette visite, en venant séjourner dans nos monastères chrétiens ! « Transmettre des Entraînements profonds et merveilleux Fais naître des bénéfices sans limites. Nous les offrons à tous les êtres De tous les lieux

Puissions nous mettre en pratique tous les enseignements. Que tous nos actes expriment notre plus profonde gratitude. Puissions nous mettre fin à toute souffrance Et réaliser l’Eveil Parfait »

Joie parfaite de la fraternité interreligieuse !

Sœur Samuel–Danielle Nougué-Debat osb DIM

 
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Déclaration du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux

Le monde entier a assisté, stupéfait, à ce qu’on appelle désormais « la restauration du califat » qui avait été aboli le 29 octobre 1923 par Kamal Atatürk, fondateur de la Turquie moderne.

La contestation de cette « restauration » par la majorité des institutions religieuses et politiques musulmanes n’a pas empêché les djihadistes de l’« Etat Islamique » de commettre et de continuer à commettre des actions criminelles indicibles.


Ce Conseil pontifical, tous ceux qui sont engagés dans le dialogue interreligieux, les adeptes de toutes les religions ainsi que les hommes et les femmes de bonne volonté, ne peuvent que dénoncer et condamner sans ambiguïté ces pratiques indignes de l’homme :
-le massacre de personnes pour le seul motif de leur appartenance religieuse;
-la pratique exécrable de la décapitation, de la crucifixion et de la pendaison des cadavres dans les places publiques;
-le choix imposé aux chrétiens et aux yézidis entre la conversion à l’islam, le paiement d’un tribut (jizya) ou l’exode;
-l’expulsion forcée de dizaines de milliers de personnes, parmi lesquelles des enfants, des vieillards, des femmes enceintes et des malades;
-l’enlèvement de jeunes filles et de femmes appartenant aux communautés yézidie et chrétienne comme butin de guerre (sabaya);
-l’imposition de la pratique barbare de l’infibulation;
-la destruction des lieux de culte et des mausolées chrétiens et musulmans;
-l’occupation forcée ou la désacralisation d’églises et de monastères;
-le retrait des crucifix et d’autres symboles religieux chrétiens ainsi que ceux d’autres communautés religieuses;
-la destruction du patrimoine religieux-culturel chrétien d’une valeur inestimable ;
-la violence abjecte dans le but de terroriser les personnes pour les obliger à se rendre ou à fuir.
Aucune cause ne saurait justifier une telle barbarie et certainement pas une religion. Il s’agit d’une offense d’une extrême gravité envers l’humanité et envers Dieu qui en est le Créateur, comme l’a souvent rappelé le Pape François.


On ne peut oublier pourtant que chrétiens et musulmans ont pu vivre ensemble - il est vrai avec des hauts et des bas - au long des siècles, construisant une culture de la convivialité et une civilisation dont ils sont fiers. C’est d’ailleurs sur cette base que, ces dernières années, le dialogue entre chrétiens et musulmans a continué et s’est approfondi.

La situation dramatique des chrétiens, des yézidis et d’autres communautés religieuses et ethniques numériquement minoritaires en Irak exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans, des personnes engagées dans le dialogue interreligieux et de toutes les personnes de bonne volonté. Tous doivent être unanimes dans la condamnation sans aucune ambiguïté de ces crimes et dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier. Autrement quelle crédibilité auront les religions, leurs adeptes et leurs chefs ? Quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années?


Les responsables religieux sont aussi appelés à exercer leur influence auprès des gouvernants pour la cessation de ces crimes, la punition de ceux qui les commettent et le rétablissement d’un état de droit sur tout le territoire, tout en assurant le retour des expulsés chez eux. En rappelant la nécessité d’une éthique dans la gestion des sociétés humaines, ces mêmes chefs religieux ne manqueront pas de souligner que le soutien, le financement et l’armement du terrorisme est moralement condamnable.
Ceci dit, le Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux est reconnaissant envers tous ceux et celles qui ont déjà élevé leurs voix pour dénoncer le terrorisme, surtout celui qui utilise la religion pour le justifier.
Unissons donc nos voix à celle du Pape François: « Que le Dieu de la paix suscite en tous un désir authentique de dialogue et de réconciliation. La violence ne se vainc pas par la violence. La violence se vainc par la paix ! ».

 


 

Les conflits du Proche-Orient ne laissent personne indifférent.

- Devant tant de violences qui déchirent les peuples et qui font tant de victimes, nous, responsables des cultes en France, voulons affirmer à nouveau notre désir de voir s’établir la justice et la paix dans cette région du monde.
- Nous dénonçons toute tentative d’importer en France ou d’instrumentaliser les divisions d’ordre politique ou la haine entre les religions qui pourraient mettre en cause notre vivre ensemble.
- Nous refusons l’amalgame qui ferait correspondre irrémédiablement telle position politique à telle appartenance confessionnelle.
- Nous encourageons chacun à mesurer la portée de ses propos et de ses actes dans la perspective d’une vie responsable et fraternelle qu’il faut sans cesse construire et affermir.
- Nous prions inlassablement pour la paix et confions à Dieu toutes les victimes civiles et militaires.
- Nous appelons chacun à prier pour la paix, en communion avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

Mgr Georges PONTIER et Mgr Pascal DELANNOY, Conférence des Evêques de France
Les pasteurs François CLAVAIROLY et Laurent SCHLUMBERGER, Fédération protestante de France
Le Métropolite Emmanuel et le Métropolite Joseph, Assemblée des Évêques orthodoxes de France
M. Haïm KORSIA et M. Joël MERGUI, Grand Rabbinat de France et Consistoire Central de France
Le recteur Dalil BOUBAKEUR et M. Anouar KBIBECH, Conseil français du culte musulman
Mme Marie Stella BOUSSEMART et M. Olivier WANG-GENH, Union bouddhiste de France


Le Dialogue Interreligieux Monastique / Monastic Interreligious Dialogue est maintenant une ONG accréditée au sein de l'Organisation des Nations Unies.

Nous avons reçu le « Statut Consultatif Spécial » auprès de l'ECOSOC,  "Conseil économique et social des Nations Unies".


Pionnier de la rencontre entre le christianisme et l'hindouisme, le Père Henri Le Saux (1910-1973), moine bénédictin de l'abbaye Sainte-Anne de Kergonan, a passé les 25 dernières années de sa vie en Inde en vue d'y développer un « essai d'intégration chrétienne de la tradition monastique de l'Inde ». C'est là qu'il fonda, en compagnie du Père Jules Monchanin, l'ashram de Shantivanam, au Tamil Nadu.

Durant les premières années de son séjour, il découvrit la montagne sacrée d'Arunachala à Turivannamalai et ses grottes abritant des sâdhus. Il y fit un certain nombre de séjours au cours desquels il fit peu à peu l'expérience de l'advaita.

C'est à la même époque qu'il fit la connaissance, dans les environs, de Gnânânanda, un maître spirituel dont il devint le disciple.

Dans les deux textes réédités ici, il nous livre son expérience et ses découvertes de la tradition vivante de l'Inde spirituelle. Ces pages, écrites dans un style alerte et parfois poétique, témoignent d'une profonde intériorité, dans laquelle il voyait l'apport spécifique de l'Inde à la quête spirituelle de l'humanité et c'est en ce sens qu'il convient de comprendre les « secrets » qu'elle est amenée à révéler au coeur de celui qui se laisse toucher par l'appel du dedans.

Achat sécurisé en ligne

 

 








Les moines et moniales personnes-contacts représentant leur abbaye –Belgique-France -Suisse, sont invités à se rendre à la  session de formation du DIM francophone 14 au 18 Octobre 2013 à l’Abbaye de Citeaux  (Arrivé le 14, départ le 18)

Le thème sera : NOSTRA AETATE … 50 ans après
Chacun des intervenants (Hindouisme, Bouddhisme, Judaïsme, Christianisme et Islam) brossera un état des lieux du dialogue interreligieux pendant ces cinquante ans. Les noms des intervenants vous seront  communiqués dans le prochain bulletin de Juillet 2013, ainsi que les modalités d’inscription.

Les Rencontres de Sainte Lioba 2011

La 3ème session islamo-chrétienne animée par Mme Mérhézia LABIDI-MAIZA, aura lieu à l’Abbaye de Sainte Lioba de Simiane-Collongue du Lundi 9 au Mercredi 11 mai 2011 sur le thème : «Etre Soumis à Dieu, est-ce raisonnable ? La foi selon une musulmane ».

Contact : Mère Elaiè Bollen, ‘Les Rencontres de Sainte Lioba’, Abbaye de Sainte Lioba, 530, chemin des Méreziers, Quartier Saint germain, 13109 SIMIANE-COLLONGUE –

tél. : 04 42 22 60 60 – fax 04 42 22 79 50 – email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. – www.lioba.com

Les Rencontres de Sainte Lioba en Juillet 2012 seront animées par le Rabbin Philippe HADDAD.

Les rencontres interreligieuses d’U.R.T

La journée du 11 Novembre 2010 sera animée par Dennis GIRA sur le thème : Bouddhisme/Christianisme.

Contacter : Sœur Hôtelière – Monastère des Bénédictines 64240 Urt

Tél : 05.59.70.20.28- Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.